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L’Ile Maurice aurait été visitée dès la fin du IXème siècle par les Arabes qui la nommèrent Dinarobin. Bien plus tard, les Portugais y font escale vers 1510 et la feront figurer sur leurs portulans sous le nom de Cirné.

En 1598, les Hollandais, en pratiquant le commerce des épices, y font fortuitement escale et la nomme Mauritius (son nom officiel actuel) en l’honneur de leur prince Mauritius Van Nassau.

Sur cette île bien située sur leur route vers les Indes néerlandaises, ils décident de mettre en place une installation durable en nommant un premier commandeur qui s’y installe dès 1638. Après un premier abandon de l’île en 1656, un nouveau « gouverneur » est nommé en 1664. Ce deuxième essai, au cours duquel onze gouverneurs se succèderont, se soldera par un échec malgré le succès de l’exploitation du bois d’ébène. En effet, les nombreux cyclones, les rats, les sauterelles, les dépravations causées par les singes, contribueront à les décourager. Bien implantés à leur comptoir du Cap de Bonne Éspérance en Afrique Australe, ils décident d’abandonner l’île à son sort et le dernier gouverneur hollandais, Abraham Van de Velde, s’embarque dans la Rade des Moluques (Port-Louis, la capitale actuelle) avec les derniers colons à bord du Beverwaart en 1710.

Malgré cet abandon, les Hollandais auront eu le mérite d’avoir été les premiers à introduire la canne à sucre et le cerf d’Indonésie en 1639. On impute souvent aux seuls Hollandais d’avoir été les responsables de la disparition du fameux Dodo. Certes ils y ont contribué dans une certaine mesure, mais il ne faudrait pas oublier la très lente reproduction de cet oiseau, son incapacité à voler et à se mouvoir, sans compter les cyclones successifs qui ne manquaient pas d’entraver leur prolifération. Il n’est donc pas interdit de penser que le Dodo était probablement déjà en voie de disparition quand les Hollandais commencèrent à fréquenter l’île.

En 1715, suivant les instructions du ministre de la Marine, Guillaume Dufresne d’Arsel, capitaine du vaisseau Le Chasseur, y plantera le drapeau blanc fleurdelisé, et en prendra possession au nom de Sa Majesté le roi Louis XIV en la nommant Isle de France.

Une longue période de colonisation française s’ouvre à partir de cette date et pas moins de vingt-deux gouverneurs se succèderont pendant près d’un siècle jusqu’en 1810.

Une période difficile, couvrant les quinze premières années de colonisation, précèdera l’arrivée en 1735 du véritable fondateur de l’Isle de France : Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais.

Ce dernier prendra en main la destiné de l’île, importera des milliers d’esclaves d’origine africaine et malgache et mettra la nouvelle population, colons comme esclaves, au travail. Avec une énergie sans pareil et en mettant personnellement la main à la tâche, il fera construire routes, aqueduc, magasins, hôpitaux, casernes, batteries pour la défense de l’île, ainsi que ; bureaux, moulins, poudrières, briqueteries et fours à chaux. Pendant ses dix années de brillante administration, il transformera Port-Louis en un port confortable, voire un superbe chantier naval. Il relancera la culture de la canne à sucre et fera construire un « Hôtel du Gouvernement », destiné aux fonctions administratives de la colonie. Dès 1743, une première petite église sera construite à Pamplemousses, quartier où il réside.

Les autres gouverneurs et illustres personnalités françaises qui succèderont à La Bourdonnais jusqu’en 1810 apporteront chacun leur pierre à l’édification de cette petite terre française de l’Océan Indien. Parmi eux l’on retrouve : l’infatigable botanniste et Intendant Pierre Poivre, qui administra l’île de 1767 à 1772 et créa le Jardin des Pamplemousses, plus ancien jardin de l’hémisphère sud ; l’incontournable Bernardin de Saint-Pierre, auteur du roman Paul et Virginie ; le célèbre explorateur Lapérouse qui y résida de 1772 à 1778 et qui, pour finir, épousa une mauricienne, Éléonor Broudou ; le gouverneur de Souillac qui fut d’un précieux soutien auprès du fameux Bailli de Suffren en campagne contre les Anglais aux Indes ; le gouverneur Antoine d’Entrecasteaux ; le vice-amiral Denis, duc de Crès, ministre de la marine de Napoléon pendant treize ans ; le « roi des corsaires » Robert Surcouf ; ou encore, l’amiral Duperré, vainqueur de la bataille de Grand-Port en août 1810, la seule victoire navale française contre les anglais sous l’Empire.

C’est le 2 décembre 1810 que le dernier gouverneur français, le Général Charles Decaen, sera contraint de capituler devant les forces supérieures des anglais qui s’engagent, après leur victoire, à respecter les pratiques religieuses et les coutumes en vigueur sur l’île.

Désormais l’île, qui est rebaptisée Mauritius, devient anglaise et le restera jusqu’à son indépendance en 1968.

Le premier gouverneur anglais, en la personne de Sir Robert Townsend Farquhar, s’installe au château du Réduit et prend les choses en main. C’est la fin de la guerre de course qui a fait tant de mal au commerce britannique. La demande en sucre de la métropole augmente, créant une relance sans précédent de cette industrie, et la production décuple entre 1825 et 1854. Une nouvelle classe de riches planteurs remplace petit à petit la bourgeoisie de commerçants maritimes.

Dès 1830, l’Angleterre souhaite abolir l’esclavage. Adrien d’Épinay, avocat et propriétaire mauricien, ne s’oppose pas au principe de l’abolition. Cependant, il fait le voyage à Londres pour obtenir du gouvernement anglais, non seulement que l’abolition sera accompagnée d’une assistance financière pour subvenir à la main d’œuvre ainsi supprimée, mais aussi que la presse, jusqu’alors muselée par les autorités anglaises, soit rendue libre. Il obtient également de l’Angleterre la création d’une Assemblée Coloniale comprenant des représentants mauriciens exclus de l’administration, ainsi que leur accès aux emplois publics sans autre préférence que celle due au mérite. C’est pendant son long séjour à Londres qu’Adrien d’Épinay aura l’occasion de rencontrer Talleyrand, Ambassadeur de France, lors d’un dîner chez ce dernier.

De retour à Maurice, il fonde, en 1832, l’un des premiers quotidiens au monde et le nomme : Le Cernéen (du nom de Cirné inscrit sur les portulans portugais). C’est au courant de cette même année qu’il fonde également la BANQUE DE MAURICE qui fonctionnera pendant une vingtaine d’années avant d’être supplantée par la MAURITIUS COMMERCIAL BANK mise en place en 1838 par des commerçants anglais et mauriciens avec l’appui du gouverneur Sir William Nicolay et dont l’avocat et homme d’affaires Henry Koenig fut le premier président.

Pour remplacer les esclaves africains enfin libérés, mais qui ne veulent plus travailler la terre, les planteurs entreprennent, en 1835, d’employer sous contrat des immigrés indiens venant de Bombay, Calcutta et Madras. Ce ne sont pas moins de 450,000 indiens qui arrivent à l’île Maurice entre 1835 et 1909. A l’expiration de leur contrat, seulement 150,000 retourneront en Inde, la majorité préférant rester à Maurice.

Ce sont ces mêmes indiens qui apporteront une contribution indispensable au développement de l’industrie sucrière et du pays au courant du XIXème siècle, tandis que des réseaux ferroviaires sont installés pour relier les plus grandes villes comme Port-Louis, Flacq, Curepipe et Mahébourg.

Au cours des festivités, en 1935, pour célébrer la date anniversaire de l’arrivée des premiers indiens, intervient une prise de conscience de l’identité sociale et culturelle hindoue. Cette tendance aboutira en 1936 à la création du Parti Travailliste par le Dr. Maurice Curé, qui sera suivie de violentes grèves en 1937 et 1938.

En 1947, pour calmer la situation, le « Colonial Office », prend la décision de réformer le suffrage censitaire de la constitution de 1885 pour l’élection du Conseil Législatif et d’introduire le droit de vote pour tout citoyen sachant signer. Cette mesure entraîne la victoire du Parti Travailliste en 1948. Le Dr. Seewoosagur Ramgoolam est élu membre de l’Assemblée Législative et pour garantir la pérennité de son pouvoir politique, il instaure le suffrage universel dès 1958.

En août 1967, des élections graves et décisives pour l’avenir du pays, sont organisées offrant le choix aux citoyens entre le rattachement avec l’Angleterre ou l’indépendance vis-à-vis de cette puissance coloniale. Le parti de l’indépendance, derrière son chef le Dr. Ramgoolam remportera ces élections, tandis que le parti du rattachement avec la Grande Bretagne, dirigé par Gaëtan Duval à la tête du PMSD (Parti Mauricien Social Démocrate), devra s’incliner.

L’indépendance de l’île sera officiellement et dignement entérinée le 12 mars 1968 et en 1992 le pays deviendra la RÉPUBLIQUE DE MAURICE que nous connaissons aujourd’hui.